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Omar Barghouti palestinien dirigeant de la campagne BDSPlein succès de l’université d’été de la solidarité internationale - LYON du 4 au 7 juillet 2012

mercredi 4 juillet 2012, Par Le Collectif 69

Plein succès de l’université d’été de la solidarité internationale.

Malgré les polémiques de certaines institutions autour de la présence de la Palestine et de la campagne Boycott (BDS), Les débats du module 11 autour de la citoyenneté de demain, la politique d’apartheid, la défense des droits fondamentaux ont été très riches, animés par des orateurs de grande valeur (voir ci-dessous). Omar Barghouti, notamment, membre fondateur de la campagne BDS est intervenu dès la séance d’ouverture. Il cite Edward Saïd « L’égalité ou rien ! » et dénonce le statut "d’êtres humains relatif" accordé aux palestiniens ...

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Omar Barghouti Pacifiste et sans concession

Il est l’un des fondateurs de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), lancée en 2005 par la société civile palestinienne pour faire pression sur Israël. Omar Barghouti met toute son énergie à tenter de rassembler les défenseurs de la cause palestinienne.

PAR VIOLAINE NAVARO ET YASMINA TITOU

Interview altermondes.org

"Je n’ai pas eu d’autre choix face à l’oppression israélienne : résister est un héritage palestinien". Calme et détendu,Omar Barghouti justifie ainsi son engagement. Son expérience personnelle – vivre au quotidien sous l’occupation– nourrit ses actions pour que cessent les discriminations et pour que les Palestiniens soient considérés comme des citoyens à part entière. Chercheur né au Qatar, Omar Barghouti est actuellement ingénieur, il vit et travaille à Ramallah,en Cisjordanie.

C’est aussi un activiste humanitaire, partisan d’une résistance populaire. Son idéal : obtenir non seulement la paix, mais aussi une justice véritable. La suppression de l’apartheid, la fin de l’occupation israélienne du territoire palestinien et le retour des réfugiés : voilà les trois exigences qui fondent l’idéologie de BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), selon Omar Barghouti, fondateur de cette campagne non-violente lancée en 2005 par la société civile palestinienne. « Tant que cela n’est pas réglé, nous boycottons Israël », affirme ce militant actif depuis trente ans.

Mais pourquoi donc Israël arrive-t-il à obtenir un tel soutien international ? « Par intérêt impérialiste de certains pays », explique-t-il. Entre aussi en jeu « la culpabilité des Européens par rapport à l’holocauste, qui permet à cet Etat d’obtenir du soutien quoi qu’il puisse faire ». S’ajoute un sentiment anti-musulman et anti-arabe.

Au niveau politique,il dénonce les gouvernements complices des oppresseurs, donc des crimes de guerre,et observe un « mauvais fonctionnement démocratique ». Notamment celui de la France, où une grande majorité de la population est favorable à la cause palestinienne : « 65% des Français ont une perception négative d’Israël, pourtant le gouvernement est très complice avec cet Etat en ce qui concerne le maintien de l’apartheid ».

Pour Omar Barghouti, participer à l’université d’été de la solidarité internationale est un moyen d’unifier le mouvement pro-palestinien. Ce serait même, à ses yeux, l’occasion d’accroître les rapports avec toutes les organisations et tous les réseaux qui se battent pour la même cause.


Du 4 au 7 juillet 2012 à Lyon

PRESENTATION

Du 4 au 7 juillet à Lyon.

La Palestine sera présente à l’Université d’été de la solidarité internationale, grosse rencontre nationale (plus de 1000 personnes attendues) qui aura lieu cette année à Lyon du 4 au 7 juillet organisées par le CRID, le CADR ...

"L’Université d’été de la solidarité internationale sera un temps fort pour mettre en perspective à un niveau global les expériences locales pour consolider une pensée qui participe à la construction de nouveaux projets de société."

Au menu :

- la présence d’Omar Barghouti (palestinien dirigeant de la campagne BDS) à l’Ouverture le 4 (Entrée libre Cité Internationale de Lyon, Auditorium Lumière)

- 5 et 6 juillet Citoyenneté de demain : Le Cas de la Palestine

Où en sont les droits fondamentaux des Palestiniens ? Quelles sont les violations dont ils continuent à être victimes ? Comment apporter une réponse aux attentes de la société civile palestinienne ? Quel est le rôle de la solidarité internationale ? consultez le module

- Avec sur toute la durée, dans le village associatif : la "Tente de la solidarité internationale"

Une tente traditionnelle du désert, vous accueille pour y découvrir différentes expositions

- un stand "BDS France" y sera présent également pour sensibiliser.

-  inscrivez-vous (inscription obligatoire : pour participer à un ou plusieurs modules, il faut s’inscrire à raison de 30 € par jour - tarif réduit 10 € par jour - )

consultez le site de l’Université d’été


UNIVERSITÉ D’ÉTÉ DU CRID À LYON

- A - La séance d’Ouverture (entrée libre)

15h- Les discours d’accueil à la Cité Internationale de Lyon, Auditorium Lumière

* Geneviève Azam (économiste, Attac France)

* Omar Barghouti (philosophe, campagne BDS- Boycott, Désinvestissement Sanctions-Palestine)

* Fadel Barro (Y’en a marre- Sénégal)

* Kamel Jendoubi (Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme, Tunisie)

* Mama Koité Doumbia (FENMET/Genre en Action-Mali)

* Neleni Stamp (Occupy Wall-Street-États-Unis)

* Moema Miranda (IBASE /Comité facilitation Rio+20-Brésil)

* Ira Sinigalia (Grèce)

Venez nombreux à la séance d’ouverture, ouverte à tous sans inscription ni réservation.

- B - Les modules

L’un des 12 modules est consacré à la Palestine, les jeudi 5 et vendredi 6 juillet 2012.

Le jeudi et vendredi matin, les modules se dérouleront sur le campus de l’INSA

Citoyenneté de demain : Le Cas de la Palestine

Où en sont les droits fondamentaux des Palestiniens ? Quelles sont les violations dont ils continuent à être victimes ? Comment apporter une réponse aux attentes de la société civile palestinienne ? Quel est le rôle de la solidarité internationale ?

La troisième session du Tribunal Russell pour la Palestine (TRP) qui s’est tenue au Cap en novembre 2011 (Afrique du Sud) a discuté de la caractérisation du régime imposé aux Palestiniens. S’agit-il d’une situation d’apartheid dont sont victimes les Palestiniens où qu’ils se trouvent ? Le peuple Palestinien se trouverait alors à une étape précise de son combat pour la reconnaissance pleine et entière de ses droits fondamentaux.

Ainsi, la société civile internationale a rejoint les conclusions du TRP et répond aujourd’hui à l’appel de la société civile palestinienne lancé aux hommes et aux femmes de bonne volonté du monde entier, un appel à être solidaires de leur lutte pour la justice notamment à travers la campagne BDS.

Ce module va fournir aux participants des éléments précis, des faits et des chiffres, sur la situation, donner des outils pour exprimer et/ou amplifier leur action solidaire envers les droits des Palestiniens.

Jeudi 5 juillet 9h00-12h30

Une situation d’apartheid ?

L’utilisation de ce terme pour caractériser la situation que l’on trouve dans les textes officiels émanant d’observateurs non partie-prenante au conflit, devrait trouver une expression en terme de droit international et de responsabilisation des citoyens de la société civile internationale et française vis à vis de la Palestine et vis à vis d’ Israël. Modérateur : Michèle Sibony membre du Bureau National de l’UJFP Intervenants :

Éric David - professeur à la Faculté de droit et de criminologie de l’ Université Libre de Bruxelles : « Le Tribunal Russell sur la Palestine et la question de l’Apartheid ».

Mohammed Zeidan Association Arab Association for Human Rights ( HRA ) : « Les Palestiniens de 1948 et l’apartheid en Israël »

Alex Abu Ata Association Ewash : « l’eau et l’assainissement dans les Territoires Palestiniens Occupés »

Jean Pierre Bouché  : « La terre et le KKL en Israël et en Palestine occupée. »

Nabil Abu Shamala - agronome à Gaza : « la gestion de l’eau dans la Bande de Gaza : une composante du système d’apartheid israélien ».

- Jeudi 5 juillet 15h30-18h30

Une campagne pour le respect des droits fondamentaux et de la citoyenneté des Palestiniens

La campagne BDS (Boycott – Désinvestissement – Sanctions) se présente comme la réponse citoyenne et non violente à l’impunité d’Israël et se veut une application concrète du principe de solidarité citoyenne au cas de la Palestine.

Modérateur : José Luis Moragués CCIPPP (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien)

Intervenants :

* Omar Barghouti membre fondateur et représentant le Comité National palestinien de la Campagne BDS ( BNC ) : « la stratégie de la campagne BDS »

La campagne BDS en France et la société civile :

Jean- Paul Nunez la Cimade : « d’Agrexco à Méhadrin »

Nicolas Duntze Confédération Paysanne : « la solidarité avec les producteurs palestiniens ».

Yael Lerer en attente de confirmation : « les Israéliens progressistes avec la campagne BDS) »

- Vendredi 6 juillet 9h00-12h30

La défense des droits fondamentaux des Palestiniens et la défense des droits universels.

Bilan à partir des conclusions du Tribunal Russell sur la Palestine dans le cas de l’apartheid en Israël et en Palestine occupée, de l’ Appel de la société civile palestinienne à une campagne internationale BDS, le droit international appliqué à la question palestinienne aujourd’hui.

Modérateur : Nabil Enasri CMF (Collectif des Musulmans de France ).

Intervenants :

* Mireille Fanon Mendès France membre du BN de l’UJFP « l’avenir des Palestiniens comme enjeu de la solidarité internationale, les droits fondamentaux des Palestiniens ».

RTF - 69.4 ko
Intervention Mireille Fanon-Mendes-France : Droits Fondamentaux

* Gilles Devers avocat au Barreau de Lyon : « les prisonniers politiques palestiniens et les questions de droit ».

* Thomas Sommer

et

* Yamin Makri  : « La flottille Internationale »

* Mohammed Zeidan HRA : « Les perspectives démocratiques que proposent les Palestiniens d’Israël »

Synthèse et perspectives présentées par les organisateurs du Module : CCIPPP, Cimade, Confédération Paysanne, Terre & Humanisme, UJFP.

Un dossier pédagogique sera remis à chaque participant aux sessions. Ce module est organisé par : UJFP (tél : 06 26 25 97 33), La Cimade, Terre et Humanisme, Confédération Paysanne, CCIPPP, et soutenu par le Collectif 69 de soutien au Peuple Palestinien.


Le CRID en quatre questions

Source cadr.fr

1/ Le Centre de recherche et d’information pour le développement, qu’est-ce que c’est ?

- Le CRID est un collectif de plus de 50 organisations* de solidarité internationale créé en 1976. C’est un lieu de débat et d’analyse pour questionner la mondialisation, les politiques de coopération, les pratiques de solidarité internationale et de partenariat. L’idée centrale du CRID est de faciliter l’action collective entre associations de solidarité internationale, mais aussi avec d’autres comme les syndicats ou les collectivités, et la solidarité citoyenne. Le CRID mène des activités multiples (formation, mobilisation, animation de campagnes ou d’espaces collectifs comme la Semaine de la Solidarité Internationale...). Il est très actif dans le processus des forums sociaux mondiaux (FSM) . 2/ Une Université d’été tous les deux ans à l’échelle nationale, pour quoi ?

- Depuis l’année 2000, l’Université d’été est devenue un vrai temps fort de nos agendas. Cela s’explique : dans un monde qui change, il y a de moins en moins de place au recul et à réflexion. A vrai dire, devant les urgences et la multiplicité des causes à défendre, nous prenons rarement le temps de la mise en perspective, de la confrontation d’idées, de la vérification que ce que nous expérimentons à notre échelle d’association ou de militant a un effet, une portée au niveau global...

Pour combler ce manque, la réflexion en Université d’été doit nécessairement être menée à plusieurs, hors des cadres cloisonnés, sans obligation de résultats en termes de projet. En offrant une problématique commune, un cadre de rencontre et de convivialité, des temps de formation.

3/ Une édition 2012 à Lyon avec des personnalités et des champs d’action divers, pourquoi ?

- Notre thématique croise deux questions fortes et immédiates : les dangers que le système et ses crises font peser sur l’avenir de l’humanité d’une part, et le caractère palliatif - parfois même déboussolé - de la réponse politique apportée à ces crises, quand elle existe.

Au croisement de ces deux questions se trouve la place du citoyen dans une démocratie qui doit nécessairement se renouveler dans un espace mondialisé.

Pour en parler, dès la table ronde d’ouverture mercredi 4 juillet, nous avons invité sept personnes (du Sénégal, de Tunisie, de Grèce, de Palestine...) pour parler de formes de citoyenneté actives, ancrées sur des réalités locales, mais liées au global et au monde. Ce sont, chacun-e à leur manière, des indigné-e-s au sens de Hessel, c’est-à-dire des personnes (au sein de mouvements) qui refusent qu’on dépossède les citoyens des moyens d’agir collectivement sur leur avenir, et, surtout, qui ont des propositions pour la réappropriation de ces capacités par les populations.

4/ Le CRID, à la croisée de réflexions et d’actions souvent « en avance »…

- Cette capacité de réflexion en collectif a permis au sein du CRID d’anticiper un certain nombre de questions et de problématiques qui ont traversé le milieu. La réflexion déjà ancienne sur le partenariat entre organisations, pour tenter d’apporter des réponses à l’asymétrie de la relation aideur-aidé. L’approche du développement par les droits fondamentaux (années 1990), qui permet de sortir du risque d’imposer le modèle occidental à la planète, alors que celui-ci ne fonctionne ni socialement ni écologiquement. Et en ce moment, nous travaillons, entre autres, sur la pertinence de conserver le prisme de l’approche « Nord-Sud », alors que les défis sont planétaires et que les espaces de richesses, de pauvretés, de pouvoir et de domination se diffusent de plus en plus indépendamment de l’Occident (crise en Europe, émergences de nouvelles puissances) et des Etats (multinationales, force des économies illégales et criminelles). Ce travail n’a de sens que s’il est partagé avec des acteurs de sociétés civiles du monde entier.

Bernard Salamand, président du CRID

* Avec des associations telles que Aide et Action, CCFD-Terre Solidaire, Cimade, Emmaüs International, Fédération Artisans du Monde, Greenpeace, Ligue des Droits de l’Homme, Peuples Solidaires, Ritimo, Secours Catholique-Caritas France, Secours Populaire, le CRID se fait l’écho et le creuset d’actions mutualisant des milliers d’associations locales en France et des dizaines de milliers de militants.


UJFP : Lettre ouverte à Monsieur Jean-Jack Queyranne

Président de la région Rhône Alpes, ancien ministre :

Monsieur le Président,

Nous voulons en premier lieu remercier la Région Rhône Alpes et vous-même pour avoir permis que se déroule dans les meilleures conditions l’Université d’été de 2012 de la solidarité internationale, et notamment son module 11 dont nous avons pris l’initiative qui a été consacré au thème : « Citoyenneté de demain : Le cas de la Palestine ».

La réalisation de ce module a été un réel succès, tant en ce qui concerne la qualité des intervenants et des débats qu’en ce qui concerne le nombre et la variété des participants.

Nous tenons d’autant plus à vous remercier que, respectueux de la liberté d’expression, vous avez parrainé une manifestation malgré les désaccords que vous pouviez avoir avec des associations et des intervenants, et particulièrement sur la question d’Israël et de la Palestine.

Nous prenons au sérieux vos objections et tenons donc à vous répondre.

Nous ne pouvons être d’accord avec vous quand vous présentez Israël comme un pays « qui reste une des seules démocraties du Proche-Orient ».

Israël se veut un « Etat juif et démocratique ». C’est un oxymore. Il n’est démocratique que pour les Juifs, et oppose son caractère juif à tous les autres, et en premier lieu aux Palestiniens.

Vous ne pouvez pas ignorer l’ensemble des résolutions de l’ONU qu’Israël refuse d’appliquer. Vous ne pouvez pas ignorer l’illégalité du Mur, du blocus, de l’occupation, de l’annexion de Jérusalem Est, du plan Prawer concernant les Bédouins du Néguev.

Vous ne pouvez pas ignorer les discriminations dont sont victimes les Palestiniens en Israël même en matière de logement, d’éducation, de mariage, d’emploi, sans oublier les villages non reconnus privés d’eau et d’électricité. C’est pour cela que le concept d’apartheid à l’égard d’Israël correspond bien à la réalité.

Il ne s’agit pas de calquer l’analyse de l’apartheid sud-africain sur la situation en Israël. Il s’agit de prendre en compte la définition en Droit international du crime d’apartheid, et de constater que les discriminations dont est victime le peuple palestinien répondent à cette définition. C’est la conclusion à laquelle est parvenue la troisième session du Tribunal Russell sur la Palestine qui s’est tenue au Cap en novembre dernier, et qui a bénéficié du soutien des militants de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, au premier rang desquels le Président Nelson Mandela et Desmond Tutu. Comme le dit ce dernier, non seulement il y a apartheid, mais la situation est pire pour les Palestiniens car jamais les Blancs d’Afrique du Sud n’ont voulu nous expulser, jamais ils n’ont bombardé les Bantoustans.

Situation d’apartheid, c’est aussi la conclusion à laquelle est parvenue le groupe international d’experts sur l’accès des peuples à l’eau, groupe auquel participait le député français Jean Glavany.

Alors, il devient impossible de ne pas entendre l’appel de la société civile palestinienne. Appeler au boycott des institutions israéliennes, c’est effectivement dire aux Israéliens : vous vous mettez au ban des nations. Il n’y aura pas de paix possible au Proche Orient pour une communauté juive sans reconnaissance des torts faits au peuple palestinien.

Nous ne boycottons pas les personnes. Des Israéliens participent à nos initiatives. Mais à l’image de la campagne qui avait contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud, le boycott économique, culturel, universitaire et sportif appelle les dirigeants de la communauté internationale à mettre fin à l’impunité d’Israël dans sa violation permanente du droit international.

Voilà, Monsieur le Président, ce que nous tenions à vous dire en réponse à vos mots de bienvenue.

Et nous souhaitons que ce premier échange puisse être poursuivi. Nous sommes à votre disposition pour cela.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président, à notre indéfectible attachement au caractère universel des droits humains.

L’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - Le 11 juillet 2012

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