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30 mars : Journée de le terre en Palestine HISTOIRE : 30 mars 1976 : La journée de la terre en Palestine

mercredi 30 mars 2016, Par Le Collectif 69 (Date de rédaction antérieure : 30 mars 2014).

Dans cet article le rappel de la signification de la "Journée de la terre", quelques référence à sa commémoration à Lyon, et en fin de page un texte de Ziad Medhouk.

Resumé : Le 19 février 1976, le Gouvernement travailliste israélien annonça sa décision de confisquer 25 000 dunums de terre en Galilée. Les Palestiniens décidèrent alors d’organiser une grève générale. A Gaza en 2009 Commémoration de la Jounée de la Terre La grève générale eut lieu le 30 mars 1976. L’armée israélienne réprima brutalement ce mouvement : massacre à Sakhnin, à une vingtaine de kilomètres au nord de Nazareth : 6 morts, des centaines de blessés, et des centaines d’arrestations. Les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza s’étaient eux aussi mobilisés en soutien aux Palestiniens d’Israël. Depuis, le 30 mars est chaque année une journée particulière en Palestine, et pour tous les Palestiniens : C’est “la journée de la Terre”


Le 30 mars est chaque année une journée particulière en Palestine, et pour tous les Palestiniens, qu’ils vivent en Israël, en Cisjordanie et à Gaza, dans les camps de réfugiés des pays arabes, ou dans la diaspora dans le monde entier. C’est “la journée de la Terre”. Ceci depuis le 30 mars 1976.

Avant, pendant et après la guerre de 1948, environ 400 villages Palestiniens avaient été rayés de la carte, rasés, détruits, leurs habitants expulsés, leurs terres confisquées. Mais dans certains secteurs, il restait encore beaucoup de Palestiniens. Le gouvernement israélien a donc entrepris un plan de “judaïsation de la Galilée”, élaboré dès 1953 et appliqué par Ben Gourion.

"Bien que la Galilée occidentale ait été occupée, elle n’a toujours pas été libérée de sa population arabe, ainsi que cela s’est produit dans d’autres parties du pays. Il y a toujours 51 villages et la ville de Nazareth dont les habitants ne sont pas partis.

En tout, il y a là 84 000 Arabes, sans compter Saint Jean d’Acre, qui contrôlent 929 549 dunums” (soit environ 92 955 hectares - 1 dunum, unité de mesure au Moyen-Orient = 1000 m2) “... L’existence même d’un groupe arabe homogène dans cette partie du pays est une invite aux Etats arabes à avancer leurs revendications sur cette région... Il est donc essentiel de disloquer cette concentration d’Arabes au moyen de colonies juives..."

Le 19 février 1976, le Gouvernement travailliste israélien annonça sa décision de confisquer 25 000 dunums de terre en Galilée. Les Palestiniens décidèrent alors d’organiser une grève générale, lancée par la Conférence Nationale pour la Défense des Terres Arabes (Front constitué en septembre 1975, réunissant des militants étudiants et villageois, maires et conseillers municipaux des principaux villages arabes, en Galilée et dans la région dite du Triangle (il s’agit de la seconde région de peuplement arabe en importance à l’intérieur d’Israël).

La grève générale eut lieu le 30 mars 1976. L’armée israélienne réprima brutalement ce mouvement : massacre à Sakhnin, à une vingtaine de kilomètres au nord de Nazareth : 6 morts, des centaines de blessés, et des centaines d’arrestations. Les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza s’étaient eux aussi mobilisés en soutien aux Palestiniens d’Israël.

“Le Jour de la Terre devint ainsi, celui de la résurrection politique des Arabes d’Israël, ces oubliés que l’on croyait éteints, brisés, résignés sinon intégrés" (Ilan Halevi dans "Sous Israël la Palestine").

Depuis, la dépossession des Palestiniens d’Israël s’est poursuivie (531 villages palestiniens ont été rasés depuis 1947). Les Palestiniens d’Israël sont soumis à des lois de discrimination, d’apartheid. 600 000 colons ont été installés sur les terres des Palestiniens en Cisjordanie. 1 million et demi de Palestiniens sont enfermés dans la prison de Gaza. Des centaines de milliers de Palestiniens vivent toujours dans des camps de réfugiés dans les pays voisins, et des millions sont éparpillés de par le monde...

Mais la résistance continue, et l’exigence doit grandir que justice soit rendue et qu’il soit mis fin à l’apartheid en Palestine. Et ceci ne concerne pas que les Palestiniens !


Rassemblement Gaza 28 mars 2015 - LYON

Commémoration de la journée de la terre à LYON le 28 mars 2014


Danse de dabké lors de la journée de la terre

Commémoration de la journée de la terre à LYON le 30 mars 2013


Flashmob - Journee de la Terre à LYON en 2012

Commémoration de la journée de la terre à LYON le 31 mars 2012


Journée de la terre Lyon 2008

Commémoration de la journée de la terre à LYON le Samedi 29 mars 2008 17h : Plantation de l’olivier de la paix (Jardin Cité internationale)


La journée de la terre en Palestine par Ziad Medoukh

C’est ici notre terre, nous ne partirons pas, nous resterons attachés à cette terre sacrée de Palestine, nous y poursuivrons notre résistance quelles que soient les mesures de l’occupation ! Nous y poursuivrons notre existence jusqu’à la liberté et l’indépendance, jusqu’à la fin de l’occupation israélienne, jusqu’à l’instauration d’une paix juste et durable ...

C’est le message de tout un peuple palestinien existant et résistant, message adressé au monde entier, et en particulier aux forces de l’occupation israélienne, chaque année, le 30 mars, journée de la terre et de la résistance en Palestine.

Notre peuple commémore cette journée partout où il y existe. C’est la journée de l’attachement à ses racines et à son histoire, cette histoire profondément marquée par la résistance et l’affrontement à l’occupant qui continue de lui voler ses champs et ses arbres, ses ressources, ses maisons et sa terre.

Les Palestiniens qui vivent dans les territoires de 1948, ceux des territoires de 1967, sans oublier ceux de l’exil, montrent par cette commémoration les liens qui les unissent tous.

Le 30 mars 1976, des dizaines de Palestiniens, civils et paysans, ont été tués par les forces de l’occupation alors qu’ils manifestaient pacifiquement contre la confiscation de leur terre par l’administration israélienne. Et depuis, pour rendre hommage à ces victimes, pour montrer l’attachement des Palestiniens à cette terre, ceux-ci commémorent chaque année cette répression sanglante.

39 ans après, et dans une conjoncture difficile et instable dans notre région en général et dans les territoires palestiniens en particulier, marquée par la poursuite de la souffrance des Palestiniens en Cisjordanie , dans la bande de Gaza, et partout en Palestine, avec le mur, la colonisation en Cisjordanie, les attaques et les agressions israéliennes permanentes, le blocus et la fermeture des frontières dans la bande de Gaza, et les lois racistes et discriminatoires contre les Palestiniens de 1948, mais surtout, devant l’absence de perspectives pour l’avenir, les Palestiniens sont plus que jamais déterminés à faire aboutir leurs revendications nationales. Ils vont poursuivre leur résistance, sous toutes ses formes, afin de vivre libres sur leur terre.

Par cette résistance et par cet attachement à leur terre, ils visent la création d’un Etat libre et indépendant où l’on puisse vivre une paix juste et durable.

A cette occasion, nous confirmons notre attachement à nos racines, et à notre terre. Elle est ici. Elle est ici notre patrie. Nous ne partirons pas, en dépit des mesures atroces de l’occupation, en dépit de toutes les difficultés, de toutes les souffrances, et en dépit de ce silence d’une communauté internationale officielle complice. Nous allons continuer à donner notre sang pour notre terre de Palestine.

Ici, notre terre,

Ici, nos racines,

Ici, notre histoire,

Ici, notre vie, notre avenir,

Et ici, notre Palestine !

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