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Les prisonniers palestiniens et la journée du 17 avril

mercredi 12 avril 2017, Par Le Collectif 69 (Date de rédaction antérieure : 17 avril 2016).

Le Conseil National Palestinien (CNP), le parlement du OLP, se tenait le 17 avril 1974 au Caire pour sa 12ieme session ordinaire, au cours de cette session le CNP désignait ce jours comme le jour de prisonnier palestinien, comme un geste de reconnaissance de leurs sacrifices et souffrances, depuis, tous les ans les palestiniens commémorent le 17 avril (le jour du prisonnier palestinien).

Pour enfermer les prisonniers palestiniens, l’occupant utilisait 12 prisons, deux d’entre elles sont fermées définitivement depuis 1994, au retour de l’autorité palestinien à Gaza : la prison central de Gaza et la prison Ansar deux.

Pour les dix prisons qui sont toujours ouvertes, il y a deux prisons qui enferment des femmes, la prison de Arramlah dans laquelle se trouvent 54 prisonnières palestiniennes, l’autre prison est pour les mineurs, garçons et filles (Telmond).

Parmi les pires prisons israéliennes se trouvent trois prisons, la prison de Askalanne, dans laquelle deux rangées de soldats accompagnent les nouveaux prisonniers tout le long de la prison avec des coups de matraque, la prison de Nafha qui est dédiée aux leaders palestiniens pour les tenir loin des autres prisonniers avec des conditions déplorables. Dans cette prison deux palestiniens sont morts au cours d’un grève de faim en 1980, la troisième est la prison de Aoufar, ou les prisonniers souffrent de manque de nourriture, de vêtements mais aussi ils sont complètement coupés de monde extérieur.

Il y a aussi les prisons de Addamoon, Beer Sabee, Nagab, Mascoubieh et Beet leed (kfar younah). Selon le ministère des prisonniers et ex-prisonniers palestiniens, environ 800 000 palestiniens sont passés par les case de prison israéliennes depuis 1967, avec un chiffres dépassant parfois les 10 000 prisonniers en même temps. Se rajoutent dix autres centres de détentions ce qui porte le nombre des prisons israéliennes a 22.

prisonnier

En octobre 2015 le ministère des prisonniers et ex-prisonniers estime le nombres de détenus et prisonniers palestiniens à 8 000 prisonniers et prisonnières dont 240 mineurs et 73 femmes. Les associations des droits de l’homme recensaient 103 martyres sous la tortures dans les prisons israéliennes.

Dans les prisons israéliennes les prisonniers palestiniens subissent une palette de 76 type de tortures, physiques (masquer le visage pour créer des troubles de respiration, des coups de pieds et des coups de poing, privation de sommeil, isolation dans des endroits exigus, exposition a des très haute ou très basse température et beaucoup d’autres tortures) ou psychologiques comme forcer le prisonnier a embrasser les chausseurs d’un soldat, comme les menaces de viol au prisonnier lui-même ou d’un membre de sa famille, l’isolement, la privation d’avocat …. etc.)

Beaucoup de leaders palestiniens sont passé par la case de prison israélienne, le plus célèbres c’est Cheikh Ahmad Yassine qui a été libéré en échange de deux agents du Mossad auteurs de tentative raté d’assassinat du Khaled Meshaal en Jordanie, mais aussi des député palestiniens Khalida Jarar, Ahmad Saadat et le plus connu actuellement Marwan Bargouthi. Omar Alkassem surnommé le Mandela de la Palestine est mort en prison après 22 ans de détention.

L’occupant israélien pratique la détention administrative qui consiste à mettre un palestinien en prison sans jugement sans voir un avocat et surtout sans plafond du temps, il reviens à l’occupant de décider quand cette personne pourra sortir de prison. Beaucoup de jugements sont aberrants comme celui d’ Abdallah Albargouthi condamné 67 fois à la perpétuité ou Ibrahim Djamil Hamed condamné à 57 perpétuités. Certains prisonniers ont été condamnés à 48 perpétuités plus 20ans. Les neuf jugement les plus long de l’histoire sont tous contre des palestiniens dans les prisons israéliennes.

Contre ces politiques israéliennes les palestiniens ont développés deux techniques pour résister a la politique pénitentiaire israélienne, la première c’est la grève de la faim, on se rappelle, Mohammad Alqiq, Mohammad Allan ou bien Samer Al Issawi qui ont mené des grèves au péril de leur vie pour obtenir leur libération de la détention administratif.

La deuxième vient de la résistance qui en capturant des soldats israéliens les échange contre des prisonniers palestiniens comme par exemple le soldat Gilad Shalit.

F.

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