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Action BDS à Carrefour Villeurbanne 25 mars 2017 Succès de l’Action Boycott au carrefour de Villeurbanne le 25 mars

samedi 25 mars 2017, Par Le Collectif 69

Ils étaient une douzaine de militant.e.s pour informer les clients et protester contre la direction de l’enseigne "carrefour" de Villeurbanne (Rhône) qui vend des produits "made in Israël". L’accueil des clients a été très favorable, plusieurs ont encouragé cette action. . Distribution de tracts, discussions, banderoles et panneaux ont animé ce matin gris du 25 mars.


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La direction a été contactée et un courrier lui a été remis :

En effet, l’ONU par sa résolution 2334 a récemment condamne la colonisation israélienne, et timidement la France depuis le 24 novembre 2016, demande que tous les produits provenant des colonies israéliennes soient étiquetés distinctement "colonies israéliennes".

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Extrait du Journal Officiel

L’Etat d’Israël a déclaré qu’il ne respecteraient ni la décision de l’O.N.U, ni la décision de la France, et des enseignes commerciales comme Carrefour continuent de marquer leurs produits "made in Israël" !

C’est une obligation de ne pas soutenir un État colonial hors la loi international !

Pas de produits de la colonisation dans mon sac de courses !

Renforçons la campagne BDS !


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Tract diffuse ce samedi 25 mars 2017

Voilà le courrier remis à la Direction de Carrefour Villeurbanne :

Villeurbanne le 25 mars 2017 Hypermarché Carrefour À l’attention de M. le Directeur Villeurbanne

Objet : Origine douteuse de produits alimentaires

Monsieur le Directeur, Nous avons repéré ces jours-ci dans votre magasin plusieurs produits étiquetés "Israël" ; il s’agit de :

Avocats Hass, petits prix : le filet de 3 fruits, 1,40€ ; Avocats Hass, le marché frais, 1.50€ pièce ; Clémentines filet, 4.90€ (le filet de 1.5 kg) ; Pomelos vert, 2.00€ pièce ; Pomelo, issu de l’agriculture biologique, 3.40€ pièce

Or la plupart des fruits et légumes viennent en réalité de colonies israéliennes implantées en Cisjordanie, territoire palestinien occupé illégalement au regard du droit international et des résolutions de l’ONU.

La mention "Israël" est donc potentiellement une tromperie sur la marchandise ; ceci a été mis en évidence à de nombreuses reprises (notamment par des procès verbaux de DDPP, constats d’huissier, procédures judiciaires…)1.

Un certain nombre de pays de l’UE –Royaume Uni, Danemark, Belgique- avaient pris ces dernières années des mesures pour mettre en place un étiquetage correct de ces produits, mentionnant, pour ceux venant des colonies israéliennes en Palestine occupée, l’origine réelle.

Le 11 novembre 2015, l’UE a élargi à l’ensemble des pays le principe d’un étiquetage différencié pour ces produits. Dans sa « communication interprétative »2, elle rappelle que :

« Puisqu’en vertu du droit international, le plateau du Golan et la Cisjordanie (y compris Jérusalem-Est) ne font pas partie du territoire israélien, l’indication "produit en Israël" est considérée comme fausse et susceptible d’induire en erreur au sens de la législation… » (point 7)

« …il est nécessaire d’ajouter, entre parenthèses, par exemple, l’expression « colonie israélienne » ou des termes équivalents » (point 10)

La DGCCRF3 a confirmé que ces dispositions s’appliquaient bien, en précisant « qu’en droit français, indiquer une origine fausse est constitutif du délit de tromperie sur l’origine et susceptible de poursuites pénales » et « qu’il convient de faire une exacte application du paragraphe 10 de la communication interprétative du 12 novembre 2015 ».

Depuis le 24 novembre 2016 (cf. Journal Officiel OFR n°023 – texte n°81) il est fait obligation par l’État français aux importateurs israéliens de mettre en place un étiquetage correct de ces produits, mentionnant pour ceux venant des colonies israéliennes en Palestine occupée, l’origine réelle.

Je vous saurais donc gré de vous assurer de l’origine réelle de ce produit et, le cas échéant, de prendre les mesures qui sont de votre ressort pour que le magasin Carrefour-Villeurbanne se mette en conformité avec la réglementation européenne.

Dans cette attente, je vous prie d’accepter, Monsieur le Directeur, mes meilleures salutations.

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